la pudeur

selon les mots millénaires des Ecritures :


"si tu n'as plus aucune pudeur, alors tous les excès deviennent permis " ;

"abaisses ton regard"; "le silence fait taire l'insolence" ;

"les deux membres creux sont la cause de la perte du plus grand nombre"

 

la chasteté et la pudeur sont des conditions essentielles du bon comportement, celui qui vise à faciliter le travail sur soi de la lutte contre l'ego afin de gagner le salut de l'âme (les deux "membres creux"  désignent la bouche et le sexe, étant visés par là les dégâts de certains mots - mensonges, médisance, appel à la haine ou à la violence... -  et les dégâts de certaines pulsions).

traduction dans le jargon moderne du coaching de vie :


la pudeur se travaille dans la relation à l'autre, notamment ce qui s'appelle "la zone de confort" . Chacun possède sa propre perception du degré de proximité qui lui est confortable par rapport à l'autre.



certains sont "tactiles" et aiment le contact, d'autres préfèrent garder une certaine distance ; la pudeur est une condition essentielle des relations humaines, garant de l'harmonie et du respect de l'intime.

bien évidemment, le dégât des mots qui outrepassent la pudeur est considérable et va à l'encontre du principe de vérité, à la base du travail sur soi.


le principe de pudeur consiste, globalement, à préserver sa propre sensibilité et à ne pas heurter la sensibilité de l'autre, que ce soit dans ses mœurs ou dans ses convictions, par le biais d'insultes, de profanation, de blasphèmes...

la pudeur est innée, mais elle se travaille, notamment à travers l'éducation que les parents donnent à leurs enfants ; le caractère inné de la pudeur, comme défense naturelle nécessaire au bien-être de l'être humain, est démontré, a contrario, par certains cas cliniques (désinhibition maladive) ou par le recours à des substances désinhibantes (alcool, drogues...) ; ainsi, la pudeur, qui participe au bonheur de l'homme, est l'un des principes du travail sur soi.